LE NEEM DANS LE MONDE

­­Le Réseau international sur le Neem a été créé en 1994. Il centre ses activités sur la prospection et l'évaluation de la diversité génétique du Neem. Des instituts nationaux de 23 pays en Asie, en Afrique, en Amérique latine et en Europe, prennent part aux activités du Réseau, dont la coordination générale est assurée par le Département des forêts de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations). Le support technique, c’est-à-dire la fourniture d’ingénieurs et de laboratoires, est lui assuré par le Centre Danida de semences forestières (DFSC), désormais intégré à Forest and Landscape Denmark (centre danois indépendant à l'université de Copenhague (UC), pour la forêt, les paysages et la planification).
Un groupe d’experts de la FAO des ressources énergétiques forestières a reconnu la valeur réelle du Neem et son potentiel. Il l’a cité parmi les espèces méritant la priorité absolue pour les pays tropicaux de la zone sèche.
Grâce à sa bonne adaptation aux climats chauds et secs, cet arbre est devenu l’une des espèces les plus communément plantées dans les régions arides et semi-arides. Il est présent dans son pays d’origine (l’Inde) mais également en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Dans le Sahel africain, le Neem est planté surtout comme arbre d’ombrage et en brise-vent. Il est aussi utilisé dans la production de bois de chauffage et dans la confection de remèdes locaux. En Inde, les extraits de Neem sont traditionnellement utilisés dans des emplois médicinaux mais aussi comme pesticide /insecticide.

Plusieurs organisations publiques, associations privées, ONG et individus, encouragent le développement de la recherche sur le Neem et sa culture. De nombreux travaux sont en cours sur l’utilisation des extraits naturels de Neem et ses substances chimiques pour des emplois industriels. On étudie leurs propriétés pesticides afin d’encourager son emploi par les agriculteurs et les communautés rurales des pays en voie de développement.

Il est important de noter que, outre ses propriétés pesticides, le Neem est une espèce polyvalente, utilisée aussi bien pour la conservation et la remise en état de l’environnement et l’amélioration des sols, que comme arbre d’ombrage et d’ornement.

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Source

Afin de promouvoir le Neem, une fondation indépendante et non lucrative a été créée en 1993.

Ses objectifs :

  • Travailler pour un retour aux préparations naturelles
  • Développer la recherche afin de mieux comprendre et utiliser les préparations naturelles
  • Protéger l’environnement, notamment par des actions de reboisements
  • Militer contre la biopiraterie

Utilisations et témoignages à travers le monde

Au Brésil, tous les producteurs de fruits et légumes, mais également tous les distributeurs de produits agricoles connaissent le Neem . Depuis 2001, il est un produit d’utilisation courante notamment pour les soins aux animaux et pour l’agriculture.

Quelques exemples de son action au Brésil, dans différents domaines

Agriculture : chenilles (toutes), cochenilles, aleurodes, thrips, pucerons, vaquinha (variété de scarabée) et scarabées, mouche blanche, mouches des fruits, cicadelle, mineuse des tomates Tota absoluta, mineuse des feuilles du caféier Perileucoptera coffeella , mineuse des agrumes Phyllocnistis citrella Stainton ,et autres mineuses , mille-pattes, perce-oreilles, etc...
Meloydogine , Pratylenchus , et autres nématodes. Maladies du système radiculaire et de la tige des plantes, oïdium du haricot, Rhizoctonia solani , Rhizoctone brun , R. Oryzae, Sclerotium Rolfsii, Scletorinia sclerotiorum, Sitroga Cerearella , fusarium oxyporum, phitophtora (tomates et pommes de terre).

Dans l’élevage du bétail : tiques, poux, puces, mouche de la corne, mouche des étables /porcheries, gale, acariens, scarabée des fermes, triatomes, etc.…

Dans le stockage de grains : termites et charançons.

Source : Agromix Brésil

Le “Vieux pays”, au sud de l’Elbe, près de Hambourg en Allemagne, est l’une des plus vastes régions arboricoles d’Europe. À Jork, sur leurs 40 hectares de vergers de pommiers, la famille Zum Felde a abandonné les méthodes de culture traditionnelles en 1996. “Même si nous produisons en agriculture biologique, nous ne renonçons pas à la protection phytosanitaire”, précise Heinrich Zum Felde. Parmi les produits qu’il utilise, il en est un qui mérite l’attention. “Je recours à l’azadirachtin depuis sept ans et elle m’a permis d’endiguer définitivement les invasions de pucerons cendrés du pommier”, se réjouit l’arboriculteur. Une solution venue d’Asie.“L’azadirachtin empêche la production d’une hormone permettant la mue des insectes. Le principe actif est extrait des graines du Neem, un arbre dont les propriétés sont utilisées en Inde depuis plus de deux mille ans, en agriculture et en médecine,”.
Source : «Le Sillon» édition été 2007

En Sylviculture, Le Neem est également bien connu au Canada. Le potentiel du neem a été évalué dans des plantations de pins gris, sur des pins blancs, dans des plantations de pins, dans des vergers à graines et des plantations d'épinettes noires et d'épinettes blanches, dans des plantations de thuya occidental (Ontario) et dans des peuplements de sapins baumiers à Terre-Neuve.
Résultat : L'extrait de graines de Neem contenant l'azadirachtin a été très efficace contre les larves défoliatrices de 13 espèces de lépidoptères et de mouches à scie (hyménoptères).

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